La robe Juliette

Vous êtes prêts pour un billet fleuve ? Non parce que cette robe ci, elle est digne d’une bonne saga de l’été : rebondissements foireux, suspens in-sou-te-nable et happy end tire larmes, on va être servi. (mais sans Ingrid Chauvin, je précise. 😀 )

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Tout a démarré lorsque le dernier fil de la robe Lio fut coupé : vous le savez, je déteste rester sur un échec, et je tenais à tout prix à reprendre cette robe en modifiant les 2-3 choses qui me chagrinaient. J’imaginais ma nouvelle version agrémentée d’un beau volant à l’encolure. C’est lors de mon dernier cours de modélisme en juin que ma prof m’a dessiné ce beau croquis, illustrant ce que j’avais en tête.

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Comme plusieurs d’entre vous, elle me conseille de redescendre un peu mon milieu devant, mais de ne surtout pas toucher à la profondeur du décolleté, qui est plutôt joli. Pour encore gagner quelques millimètres sur la hauteur de mon corsage, je décide de réduire un petit peu la largeur de ma ceinture.

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Vu la finesse et la fluidité de mon tissu, elle me conseille de remplacer l’encolure volantée par une simple bande froncée. Elle me conseille aussi, pour calculer la longueur de ma bande froncée, de multiplier par deux la longueur de mon encolure, dos et devant.

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Et c’est là que le premier drame intervient : en coupant dans mon tissu, je prends comme mesure la longueur de mes DEMI devants et dos, que je multiplie par 2 et non par 4…et me retrouve avec une bande de l’exacte longueur de mon encolure. Rien à froncer donc.

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Voilà voilà voilà… Bon. Ayant déjà bricolé mes chutes pour la puce, je récupère ce bout, non utilisé.

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Je me mets en tête d’y couper une bande volantée. Je passe donc une après midi à dessiner des escargots (une pièce volantée a cette forme avant d’être coupée et cousue) qui pouvaient s’y placer, et arrive à ceci.

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Ma prof avait raison : c’est moche. D’un le tissu manque de structure pour que le volant soit joli. De deux, le volant n’est pas assez large. La mort dans l’âme, je passe au plan C.

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Une des lisières du tissu avait un motif différent. Comme il ne me plaisait pas vraiment, je l’avais coupé, et sa longueur était de 2m. Exactement ce qu’il me fallait pour mon encolure. J’ai donc ourlé, froncé et cousu la chose…

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…et me retrouve avec un résultat affreux. 😀 Rien ne va dans cette encolure : c’est trop froncé, trop tranchant, trop…col Pierrot quoi. Mais attends…si tu trouves cela trop froncé, tu n’as peut être pas besoin d’une longueur de 2m ? Si tu arrives à trouver un petit morceau de tissu à ajouter à ta toute première bande…ça pourrait peut être marcher ??? (*imaginez une musique de suspens*)

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Et ça a marché ! Au final j’ai réussi à trouver 47 petits cms à ajouter à ma première bande d’1m : on est sur un rapport de moitié moins de fronces, et le résultat est exactement ce que je voulais. (*violons, on se court dans les bras et on est heureux*)

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J’aurai pu tout à fait coudre la robe sans cette encolure particulière, mais je n’arrivais pas à l’imaginer sans. Et ce que je lui préfère, c’est surtout son dos.

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Que vous dire de plus sur cette robe ? Comme d’habitude, le corsage est doublé, et les seules coutures visibles sont réalisées à l’anglaise.

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En la portant pour les photos, j’ai remarqué que mes bretelles tombaient légèrement. J’ai alors cousu des rubans pressionnés aux épaules, à accrocher aux bretelles du soutien gorge, pour qu’elles restent bien en place.

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Testées aujourd’hui et ça marche !

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Le tissu est une fibranne de viscose, dégotée au marché de la Plaine. La fin du rouleau comportait quelques défauts, que le vendeur ne m’a pas facturé. C’est un tissu très doux, très fluide, aux teintes éclatantes, et c’est un vrai bonheur à porter.

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Au moment de la nommer, je n’avais pas la moindre inspiration. J’ai demandé à Juliette si elle avait une idée de nom de baptême, et c’est en la regardant réfléchir, sa petite moue craquante, que l’évidence fut : « et bien elle va porter ton prénom ma chérie, car il n’y a pas plus beau prénom que le tien ! » Ma fille est sans doute une des plus grandes sources d’inspiration, quelque part il est logique qu’une de mes robes préférées porte son prénom. ❤

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Une belle fin de semaine à tous, et prenez soin de vous !

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A Bas les Chutes ! #45

On démarre de manière chronologique avec les chutes de la robe Amal ? Allez hop, c’est parti ! (mon kiki !) (pardon, c’était trop tentant. 😀 )

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Alors là, croyez moi, il ne restait vraiment pas grand chose. Mais comme le tissu était relativement mixte, je tenais à tout prix à y couper quelque chose pour Paul. J’ai brainstormé, fouillé dans mes magazines, fait des incantations au Dieu Tissus (quoi ? avec un peu de chance il me multiplie les chutes dans mon sommeil ! 😀 )…et au final, eu l’illumination en tombant sur ce bouquin.

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Vous pouvez ici voir le livre de Bisoudoudou, sorti cet automne : tout plein de patrons pour habiller votre petit garçon, de 3 mois à 3 ans. Pour celles et ceux qui possèdent l’opus, vous pouvez lire mon blog cité dans les remerciements : j’avais en effet aidé Maud lors des phases de test. Et c’est en admirant le petit débardeur en page de couverture que cela a fait tilt !

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Mais de nombreuses modifications ont été nécessaires pour obtenir quelque chose qui passe dans mes chutes. J’ai donc recopié le devant, mais en retirant le croisure. J’ai recopié le dos, mais en remontant l’encolure. J’ai aussi réduit la longueur de ces deux pièces pour qu’elles rentrent dans mes chutes, en conservant la largeur en 3 ans. Pour que la tête de Paul puisse passer, il a fallu réfléchir à une fente suffisamment profonde : quand ce point fut tracé, j’ai pu dessiner la parementure, dos et devant.

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(Mais. Je ne vous permets pas jeune homme ! 😀 )

Et puis au moment de finaliser l’encolure, le délire créatif : j’ai eu envie de poser des oeillets et d’y ajouter un lien. En plus de réduire visuellement la profondeur de la fente, cela donne un style plutôt original à ce petit top.

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Les emmanchures sont terminées par du biais : j’aurais pu tracer une parementure d’emmanchure là aussi, mais pour être honnête avec vous, je mourrais d’envie d’y associer ce petit bout de biais, qui trainait dans mon stock.

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Verdict : écoutez, ça mange pas de pain, ça coûte rien, ça ravit le loupiot et ça fait un top de plus dans la commode…c’est une affaire qui roule mon Capitaine !

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(Non mais regardez comme mon fils est BEAU ! ❤) On passe aux chutes de la robe Katy ?

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C’est la puce qui m’avait dégoté ce tissu : il va sans dire que lui couper un petit quelque chose dedans était obligatoire. C’est sans doute inspirée par les fortes chaleurs de juin que je me suis tournée vers ce patron.

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Nous sommes donc face au top N du Fait Main de Juin 2012. Il me restait suffisamment de tissu pour rallonger le top en robe : ce qui est drôle, c’est qu’au moment de recopier le patron, je me suis rendue compte que les lignes avaient été aussi rallongées sur la planche à patrons, sans en proposer officiellement la variante dans le magazine. Sans doute un changement éditorial de dernière minute, mais qu’importe : sachez, si vous possédez ce magazine, que la variante en robe est tracée sur la planche à patrons.

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C’est une robe simple à coudre, et grâce à l’empiècement doublé, les finitions intérieures sont très propres.

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Alors certes, la popeline étant assez raide, les fronces manquent de fluidité, mais bon, ma puce étant toute fine, il y a peu de risque que la robe ne lui soit pas flatteuse. (et je crois surtout qu’à cet âge là on s’en contrefout.)(la bienheureuse. 😀 )

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En terme de taille, sachant que Fait Main taille grand, j’ai opté pour le 4 ans en largeur, et pour le 6 ans en longueur, et le fit est plutôt pas mal.

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La robe est surmontée de liens à nouer aux épaules…

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…et le dos est fermé par deux boutons en bois. Seule petite infidélité aux explications : j’ai remplacé les brides brodées par de fins passants, cousus dans les chutes. (des chutes. 😀 ) J’ai aussi surpiqué les liens, pour un meilleur rendu.

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C’est beau hein ? Y a pas à dire, la popeline est vraiment un des tissus les plus simples à coudre, et idéal pour toute débutante.

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Verdict : la puce l’adore et la trouve, dixit « très agréable à porter quand il fait chaud ». Remarque, ça tombe bien, tu vis dans le Sud ! 😀

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Oui je sais, je suis une maman HI-LA-RANTE. (vous sentez que je suis en forme aujourd’hui ??? 😀 ). Allez, on passe aux chutes de Zéphyr à bretelles ?

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LA SHORTITE AIGUE A DE NOUVEAU FRAPPE ! 😀 Vous connaissez ma passion du short coupé dans les chutes, et avec ce tissu ci, j’avais pile poil ce qu’il me fallait pour gâter Paul.


Il faudra un jour que je compte le nombre de versions j’ai pu faire de ce short. (trop sans doute 😀 )(toujours le modèle 140 du Burda de Juin 2014) Ici je l’ai simplifié à l’extrême : pas de poches côtés, ni celles du dos. Deux devants, deux dos, un ceinture repliée et élastiquée, deux ourlets à l’aiguille double, et hop ! L’affaire est réglée, en taille 92 cette fois ci.

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Notez qu’avec le peu de tissu qu’il me restait, il n’y aucun raccord du motif sur les côtés. 😀

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Et je m’en fous ! 😀 (Je suis à deux doigts de lancer le Front de Libération de la Pression des Raccords. 😀 ) (Le FLPR…ça en jette non ??? 😀 )

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Paul…on en discute de ce souci avec ta langue ??? 😀

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Oh ça va, je vais pas te la couper non plus ! 😀

Verdict : je ne vais pas vous faire la millième éloge de ce short…chaine et trame, jersey, poche, pas poche, ceinture élastiquée, ou terminée avec des boutonnières ou des oeillets…c’est une vaste page blanche où mes chutes adorent se loger !

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Je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine, belle fête nationale à tous demain et prenez bien soin de vous ! ❤

Zéphyr à bretelles

Attention, aujourd’hui j’annonce : FEEL GOOD DRESS ! ❤

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En démarrant le modélisme, j’avais un graal : la petite robe d’été à bretelles. Un beau corsage bien ajusté, des épaules dégagées, une jupe évasée…le patron ultime quand on vit dans le Sud. Il existait bien Centaurée, mais j’ai toujours eu un souci avec le quadrillage du corsage. Finaliser la robe Whitney l’été dernier fut un vrai bonheur : je réalisais enfin un de mes rêves….version chaîne et trame tout du moins. Parce que oui…ma passion du jersey n’est plus à refaire !

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Pour se faire je n’ai pas cherché loin : Zéphyr de Deer and Doe m’allant vraiment bien, je suis partie des pièces du corsage. Je n’ai pas touché les pièces côté devant et dos, et seulement retracé les pièces milieu devant et dos. Je vous ai fait une photo comparative des pièces.

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Pour le milieu devant, vous pouvez voir que j’ai remonté légèrement l’encolure. J’ai d’abord assemblé le milieu devant avec les côtés devant, puis mesuré la longueur de l’encolure du milieu devant, et coupé une bande de 90% de la longueur donnée (et de 4cm de large). Il a ensuite suffi d’assembler la bande et de la surpiquer. Et de faire la même chose pour le dos.

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On monte ensuite normalement les jupes, on assemble les côtés, et l’on procède ensuite à la couture des bretelles : j’ai coupé de longues bandes de 3,5cm de large (et d’1m de long), que j’ai repliées et assemblées telles du biais. On assemble un quart de la largeur de la bretelle sur l’emmanchure, on replie le tout, et on surpique toute la bande. Ici elle est surpiquée à l’aiguille double.

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Et hop, un ourlet plus tard, on obtient une Zéphyr à bretelles !

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Seul petit bémol que vous voyez sur cette photo de dos : les bretelles dos ne sont pas centrées sur les bretelles de mon soutien gorge. Cela n’est pas très esthétique : pour la prochaine, je creuserai davantage l’emmanchure au niveau de la pièce côté dos.

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La robe est réalisée dans un beau jersey de coton, déniché au marché de la Plaine l’été dernier. J’étais toute heureuse au moment de la découpe, je me voyais déjà couper un super débardeur pour Tom dans les chutes quand j’ai réalisé…que j’allais devoir faire des raccords.

Et autant vous dire que j’ai bien galéré avec ce tissu psychédélique…au final, si les raccords sont bons sur le corsage, ils sont moins réussis sur les côtés de la jupe.

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Mais pour être totalement honnête avec vous…je m’en fous un peu. (Beaucoup). 😀

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Comme d’habitude avec Zéphyr, j’ai coupé un 38, assemblé avec des marges de 6mm (au lieu d’1cm, comprises dans le patron), ourlé mes jupes sur 1,5cm (au lieu des 2cms préconisés dans le livret), et le fit est bon !

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Quand j’avais récupéré Heidi, ma nouvelle machine, elle était livrée avec des bobines de fil Mettler, dont celle ci, aux teintes chamarrées. Je me suis longtemps posé la question de savoir ce que j’allais bien pouvoir en faire…jusqu’à ce projet. Ce tissu et cette bobine étaient destinés: pour mes surpiqures ce fut parfait !

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Verdict : en début d’article je vous parlais de « feel good dress », et c’est tout à fait ce que je ressens quand je la porte : du bonheur en barre ! En plus d’être très confortable (merci le jersey !), elle est parfaite pour les fortes chaleurs estivales. Si l’on ajoute les découpes flatteuses du corsage sur la poitrine, le côté dansant de la jupe, et les petites bretelles nouées sur les épaules…j’ai envie de vous dire que je tiens mon patron estival pour le jersey ! Pour la prochaine j’ai bien envie de tenter une version avec des bretelles normales, fermées en rond. J’en connais une qui va aller fouiller un peu dans son stock ! 😉

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Je vous souhaite à tous un bon week-end, de belles vacances à nos écoliers, et prenez soin de vous ! ❤

La robe Katy

Le plus souvent, je suis inspirée par des tissus : ce sont eux qui guident les lignes du futur vêtement. Plus occasionnellement, un patron est clairement défini dans ma tête : vient par la suite la longue quête du tissu parfait. Parfois, l’évidence est fulgurante…et parfois, surtout quand on est têtue comme moi, elle est plus ardue. Ah si nous pouvions tous imprimer les tissus de nos rêves, ne serait pas le paradis ?

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Au tout départ, il y a eu cette robe, dans le Burda de novembre 2016.

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Coup de coeur absolu pour le modèle, mais sachant que de nombreuses modifications seraient nécessaires pour assurer un fit convenable, je me suis dit que la patronner depuis ma robe de base ne serait pas trop difficile. Restait maintenant à trouver le tissu parfait.

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N’ayant pas beaucoup de robes à manches courtes totalement validées (je m’en suis rendue compte en portant la robe Nissa tous les 3 jours ^^), ce détail ci était validé. Je l’imaginais dans un tissu vintage, un peu rétro, un peu fun. Une robe marrante, qui me filerait la pêche. J’avais envie de flamants roses (oui oui) mais impossible de trouver le tissu parfait : je misais beaucoup sur celui ci, commandé chez Tissus Papi, mais à réception, il était vraiment trop épais pour mon projet. Les semaines s’égrenaient, et mon projet de petite robe s’éloignait tout doucement. :/

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Et puis un jour, alors qu’évidemment je n’avais besoin que de boutons (mensonge numéro 1 de toute bonne couturière ^^), Juliette et moi trainons aux Tissus des Ursules quand la puce se met à crier « MAMAN, REGARDE !!!! IL EST PAS SUPER BEAU CE TISSU !!! » (Oui, les vendeuses nous connaissent maintenant, nous sommes la mère et la fille qui passent des plombes à toucher les tissus, à nous draper avec, s’échangeant le rouleau devant un miroir en vérifiant si les couleurs flattent notre teint. Les folles dingues quoi.)

BREF, elle me dégote donc cette popeline jaune clair, parsemé de petits ananas : elle est enfin là ta robe rigolote ! Le jaune clair n’est sans doute pas la couleur qui flatte le plus mon teint, mais qu’importe : j’ai tout de suite aimé la douceur de sa teinte, et les ananas collaient pile à mes envies du moment : du motif rigolo, qui ne se prend pas trop au sérieux.

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Pour se faire, rien de compliqué : j’ai repris ma robe de base, dont j’ai prolongé les milieux devant pour créer un faux boutonnage, et j’ai dessiné une parementure pour les finitions intérieures.

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Et cette fois ci j’ai bien pensé à stabiliser mon encolure !

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Le tissu étant assez raide, j’ai opté pour des plis creux pour la jupe devant, et des pinces au dos.

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Les boutons proviennent eux aussi des Tissus aux Ursules…

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…le dos est terminé par une fermeture invisible…

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…l’ourlet de la jupe cousu au point invisible à la machine à coudre…

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…et comme j’ai toujours un souci avec l’idée de surjeter des emmanchures (emmanchurophobie…ça existe ?? ^^), j’ai posé du biais en finition.

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Verdict : honnêtement, je suis super ravie de cette robe. En terme de modélisme déjà : ayant utilisé un tissu sans la moindre touche d’élasthanne, j’avais peur de m’y sentir un peu engoncée, et en fait, j’y suis vraiment à l’aise. Et en terme de couture aussi : j’ai soigné mes finitions à l’extrême, recommençant inlassablement si la moindre chose clochait, et pour ça aussi je suis vraiment contente de cette robe. Certes, le jaune clair n’est pas la teinte qui me flatte le plus (par contre vous verrez que sur ma puce au teint de porcelaine, châtain clair & aux yeux bleus, le résultat est juste MAGNIFIQUE), mais je m’en fiche : je me sens bien dans cette robe, et là est le plus principal. 😉

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Et pourquoi Katy ? Et bien tout simplement car j’ai coupé cette robe le jour de la sortie du dernier album de Katy Perry, et mes enfants étant hyper fans, c’est la musique qui résonnait à mes oreilles au moment de nommer cette robe. Au final je trouve que son nom de baptème lui va bien : j’aime beaucoup de style de Mlle. Perry, sa façon de se ficher des conventions, de tracer sa route en étant en accord avec elle même et ses convictions. Elle est à la fois sexy, drôle, et douée : elle fait partie de ces personnes qui m’inspirent et qui me donnent envie de m’assumer telle que je suis.

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Je vous souhaite à tous une belle semaine, et prenez soin de vous. ❤

La robe Amal

C’est en ressortant ma garde-robe estivale il y a quelques semaines que l’évidence m’apparut : mes robes préférées sont sans doute des robes chemises. D’ailleurs, le peu de robes achetées en prêt à porter, bien avant de découvrir la couture, et que je continue à porter avec plaisir, sont des robes chemises. En patronner une à mes mesures tombait sous le sens : mais alors, ce ne fut pas une mince affaire !

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C’est une robe d’Amal Clooney qui fut le point de départ de mon inspiration. Petit aparté : je suis une immense fan du style d’Amal Clooney, mélange de féminité, d’élégance et de classe absolue. Ajoutez à ça qu’elle est sublime, intelligente et mariée à l’un des hommes les plus séduisants au monde…argh…BREF. Amal Clooney est divine.

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Je rêvais depuis des lustres d’une robe chemise avec un beau col tailleur, ce point ci était établi. Voulant réaliser la robe dans une popeline et n’ayant pas la même morphologie que Mme. Clooney, une adaptation était donc nécessaire.

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Cette robe était pour moi l’occasion de patronner un buste de robe avec des pinces taille et poitrine : nous avons réalisé une première ébauche du corsage, dont la vérification en toile fut plus que salvatrice…je flottais littéralement dedans.

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En adaptant la toile sur mon buste, j’ai réalisé qu’une pince de taille très haute allait être nécessaire. Sur le coup, j’étais prête à abandonner et repartir sur mes découpes princesse, pensant qu’une pince devait respecter une longueur maximale, ne pas monter trop haut ou que sais-je. Et c’est à ce moment là que ma prof m’a fait une révélation : « mais tu ne patronnes pas pour les autres : tu patronnes pour toi ! Et si ta morphologie nécessite des pinces hautes, alors lance toi ! Oublie les règles académiques et sublime toi ».

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Et en effet, l’association des 2 pinces crée sans doute le corsage le plus flatteur qu’il m’ait été donné de réaliser pour ma poitrine. D’ailleurs, la prof en voyant ma robe lundi m’a demandé si j’avais pris une taille de bonnet, c’est vous dire ! 😀

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« Heu…non, mais faudrait peut être que je me pèse ? » (je ne me pèse jamais. 😀 )

BREF, le corsage enfin validé, il a fallu s’attaquer au plus dur : la construction du col. En modélisme je suis une éternelle indécise, et définir sa longueur, sa largeur et la croisure m’a encore demandé pas mal de boulot.

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Concernant la jupe devant, j’ai repris le patron de la robe Cha, et opté pour des plis plats couchés, tout en retraçant le milieu devant pour créer le boutonnage. Ayant beaucoup aimé le rendu des pinces dos sur ma jupe de Noel, j’ai remplacé ici les plis par des pinces.

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Une parementure plus tard, et il fut temps de patronner les manches : au départ nous avions dessiné des mancherons très évasés, à partir d’un cercle dont nous avions diminué l’amplitude sur mesure. Mais c’est à la maison, en coupant dans ma popeline, que j’ai compris que cela n’allait pas fonctionner. Mon tissu était bien trop raide pour que le rendu soit joli. J’avais envie de manches qui se tiennent, qui me donnent un beau port de tête, vous savez, comme des épaulettes. Je ne savais pas du tout ce que cela rendrait, si cela allait être joli ou non, mais qu’importe : c’est ce dont j’avais envie, alors j’ai repris la tête de manches que nous avions dessinée au tout départ, et je l’ai évasé de 8 cms sur son milieu, en gardant l’aspect mancheron. Et après quelques toiles, j’ai enfin obtenu satisfaction !

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J’ai pas mal galéré pour obtenir de belles finitions : au final, j’ai doublé les mancherons, et cousu un biais pour terminer le dessous des emmanchures.

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(Je fais une fixette en ce moment sur la finitions des emmanchures. Je déteste surjeter à cet endroit, mais je ne sais pas pourquoi. 😀 )

La parementure ainsi que le col sont thermocollés avec du thermocollant tissé, ma prof m’ayant fait découvrir cet outil, qui, il faut le reconnaître, est mille fois plus appréciable à travailler que le thermocollant non tissé. Et c’est sans surprise que j’ai opté pour des boutons de nacre. (j’ai une passion pour les boutons de nacre. Ils sont fins, délicats et s’accordent avec tout. ❤)

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L’ourlet est réalisé avec le point invisible de la machine (par ici le tuto pour les non adeptes).

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Le tissu utilisé est donc une popeline rayée qui provient de chez Cousette : j’étais partie dans l’idée de broder un petit truc sur le corsage, et au final, la robe me plait parfaitement ainsi. J’aurai trop peur de la gâcher avec une broderie approximative, et je me dis que son classicisme lui permettra de ne jamais se démoder.

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Verdict : j’ai un truc infaillible pour savoir si une robe est réussie : c’est la façon dont je me meus la première fois que je la porte. Si tout de suite je me redresse, si j’ai la tête haute, si je me mets à chalouper des hanches…c’est gagné ! Une robe pour moi n’est réussie que si je me sens féminine et sublimée dedans, et c’est le cas pour celle ci. 😉 N’ayant pas rajouté beaucoup d’aisance, j’avais peur de m’y sentir engoncée, et pas du tout ! Je m’y sens vraiment bien. Lundi a eu lieu le dernier cours de modélisme de l’année, et nous avons eu le temps de tracer une version sans manche, que j’espère pouvoir vous présenter ces prochaines semaines. Chantal, si tu me lis, merci pour tout ce que tu m’as encore apporté cette année. Pour la couture évidemment, mais pour tout ce qui se lit entre les lignes, aussi. ❤

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Une très belle semaine à tous, et prenez soin de vous ! ❤