A Bas les Chutes ! #43

(43ème édition ???) (J’en aurais cousu un paquet de trucs à partir de chutes ! ^^ )

BREF, comme promis, je reviens avec une petite cargaison d’ #ABasLesChutes. On déroule le fil de manière chronologique ?

DSC_9953
Ici vous reconnaissez donc les chutes de mon Aubépine : il ne me restait vraiment pas grand chose, mais j’ai eu envie de tester la culotte en chaine et trame, n’en ayant cousu qu’en jersey auparavant. Je connaissais la popularité de la culotte Bel-Air, mais ayant trouvé un patron gratuit sur Thread and Needles, je me suis dit que ça ne coûtait rien de l’essayer.

DSC_9954
Bon, je vous le dis tout de go : je ne suis pas fan de ce patron. Déjà, au niveau des mensurations du tableau il vaut mieux ne pas être épaisse. De mémoire j’ai du tracer mon patron en 40/42 et je l’enfile tout juste. De plus, je ne suis vraiment pas fan des coutures côtés qui sont décalées sur le devant. Cette culotte n’est pas une franche réussite, mais ce n’est pas grave : je saurai quel patron essayer si d’aventures des chutes en chaîne et trame s’y collent. Même si je préfère porter des culottes en jersey. (l’élastique provient de chez Mercerie Extra).

On passe aux chutes de la Darling Ranges ?

DSC_9887
J’ai eu envie de coudre une chemise pour ma puce. J’ai choisi pour se faire le patron 137 du Burda de Novembre 2013.

IMG_3512
J’ai opté pour la taille 116, et comme vous le pouvez le voir sur les photos, elle est assez large pour Juliette. Mais comme je le dis souvent : à l’allure où poussent ces petites choses, il vaut mieux plus grand que l’inverse ! 😉

DSC_9906
N’ayant pas assez de tissu pour faire les manches longues, j’ai tenté les manches 3/4. Sauf qu’elles étaient vraiment larges au niveau des ourlets, puisque de base l’ourlet des manches est froncé et fermé avec un bracelet de manche. J’ai alors opté pour une coulisse élastiquée.

DSC_9900
DSC_9898
L’encolure est finie avec du biais, et la patte de boutonnage est rapportée.

DSC_9914
Coucou les boutons recouverts ! (J’adore faire ça, pas vous ?)

DSC_9903
Verdict : du Bubu comme je l’aime, simple, efficace et joliment fini. Juliette quant à elle adore le tissu, qu’elle trouve très agréable à porter. Chutes rentabilisés / armoire remplie = l’équation d’un Papillon heureux ! On passe aux chutes de Wanted ?

DSC_9918
Vous le savez, je coupe toujours mon ouvrage principal et mon #ABasLesChutes en même temps. Ce coup-ci, j’étais vraiment heureuse car j’avais réussi à caser ma robe, un tee shirt pour mon homme et même une petite culotte pour Juliette. Mais ça, c’était avant de me foirer sur l’encolure de Wanted.

DSC_9942
Devant recouper un devant et un dos pour mon corsage, j’ai sacrifié le tee shirt de l’homme, bien à contrecoeur. Il me restait donc 2 manches courtes taille homme, et des morceaux par ci par là, que j’ai réussi à combiner pour Juliette, en utilisant ce patron Burda :

IMG_3513
Nous sommes donc face à la robe 148 du Burda d’aout 2014. Le corsage de la robe est destiné à du jersey, la jupe à du chaîne et trame. Je n’ai utilisé que le haut, coupé le dos sur la pliure, creusé l’encolure et raccourci les manches.

DSC_9927

DSC_9944
Par manque de tissu, j’ai du scinder mon devant et mon dos en 2 parties. Voulant optimiser cette découpe, j’ai eu envie d’y ajouter un petit galon : je me suis donc rendue à la Droguerie. Etant incapable de choisir entre un galon bleu ciel, et un autre rose fuchsia, j’ai acheté 1m des 2 et laissé la puce choisir. Comme vous pouvez le voir, c’est le bleu qui a remporté la mise !

DSC_9929
Cet ouvrage m’aura appris un point technique assez intéressant : le top étant assez court, j’ai eu envie de le terminer par un ourlet roulotté, et je me suis dit que l’occasion était belle de tester l’ourlet dit « laitue », vous savez, le roulotté qui fait comme des petites vagues ? Sauf que mon jersey n’étant pas très élastique, ça n’a pas fonctionné du tout ici : les vagues étaient franchement minimes, limites imperceptibles. Je saurai qu’un roulotté laitue nécessite un jersey très élastique. 😉 Ici, un simple surfilage du bord + un repli à l’aiguille double a fait l’affaire.

DSC_9938
(Fin de séance, Juliette part en quenouille. 😀 )

Verdict : le top n’étant pas bien long, je sais d’avance que celui ci ne survivra pas à l’été, mais je suis tout de même ravie d’avoir réussi à produire quelque chose avec ce super jersey. Porté avec un petit short en jean, il sera parfait aux fortes chaleurs. Et la culotte alors ?

DSC_9955
Toujours mon patron Jalie 3242, ici en taille H pour ma puce toute fine, et elle lui va comme un gant ! Je suis vraiment super contente de ce patron : si vous respectez scrupuleusement le tableau des mesures, le résultat est toujours tip top.

DSC_9957
DSC_9941
Je vous souhaite à tous une belle fin de semaine, et prenez soin de vous. ❤

Marion, le gilet de l’entorse

Que Dieu bénisse le tricot en période de repos : ce gilet m’aura à la fois consolé, occupé…et tenu chaud, aussi. 😉


Il ne faut pas croire que j’ai tristement abandonné le tricot après mon échec avec Myrna. Après avoir séché mes larmes sur un duo snood/bonnet pour Tom et Juliette (il faut que je vous fasse l’article d’ailleurs)(c’est pas comme si on avait démarré le printemps hier)(ahem) BREF, j’avais commencé un beau châle en mohair, vaste étendue de point mousse d’une douceur inégalée, dont j’avais démarré la troisième et dernière pelote quand…BOUMBADABOUM, j’ai roulé sur un dévidoir de scotch et trouvé la raison la plus ridicule pour une chute. (Mon chirurgien en rit encore 😀 )

DSC_9703
Démarrer tout de suite Marion m’a consolé de ces jours de repos forcé qui m’attendaient, et a permis de m’occuper sans devenir complètement folle. Qui plus est, j’avais ce projet et la laine destinée depuis l’été dernier : il était temps de m’y coller.

DSC_9717
Alors je vous l’avoue tout de suite : je n’ai pas tricoté d’échantillon. Après avoir tricoté quelques rangs du dos, j’ai mesuré vite fait 10cm de mon point jersey. J’étais dans les clous sur le nombre de mailles, mais j’avais moins de rangs qu’il n’en fallait. Comme d’habitude, j’ai foncé sans réfléchir…l’amour du risque sans doute.

DSC_9682
Dans la tête pour toute la journée : c’est pour vous, c’est CADEAU ! 😀

Bon plus sérieusement, j’avance dans mon ouvrage, et arrivée au niveau de la taille, je comprends que le gilet va être beaucoup trop long si je suis les instructions. Grâce à Tassadit et son article sur son propre Marion, j’ai décide de raccourcir le mien, et bidouillé pour diminuer le nombre de mailles nécessaire au cintrage du gilet.

DSC_9699

On le devine à peine sur cette photo mais 2 côtes sont juste un peu moins épaisses que les autres. 😉

Le hasard faisant bien les choses, j’ai suivi les instructions pour les manches à la lettre, et au lieu des manches 3/4 initiales, j’ai obtenu des manches longues pile poil à la bonne longueur pour moi ! J’aurais pu vous dire que tout ceci était dût à une longue série de calculs…mais pas du tout, le hasard ici a bien fait les choses ! 😀

DSC_9653
Je viens de comprendre quelque chose d’essentiel avec cet ouvrage : la taille M est vraiment trop grande pour moi chez les patrons d’Andi. C’est en portant récemment mon tout premier Miette que la connexion dans mon cerveau s’est faite (oui, j’ai mis le temps 😀 ) : si chez moi la taille S est parfaite au niveau des épaules et de la poitrine, je dois simplement zapper quelques diminutions pour que la taille ne soit pas trop serrée. Vous le voyez sur la photo suivante que le gilet est un peu large sous les emmanchures.

DSC_9651
M’enfin, on est loin de l’accident industriel que fut Myrna : même si ce Marion est un petit peu large, je le porterai avec plaisir. Je l’ai tricoté en Nepal de chez Drops, en coloris brouillard. Un gris bleuté de toute beauté, avec de micro-touches violettes.

DSC_9693
Les boutons proviennent de la Droguerie. Grâce à la Parisienne en Helvétie, j’ai découvert l’existence des aiguilles courtes  : connectées avec un cable court, elles sont parfaites pour tricoter des manches sans se casser le nez sur le magic loop ! Rapide, facile, sans aucune démarcation au final : c’est carrément trop cool.

DSC_9655
Les torsades sont belles hein ? J’ai beaucoup aimé les tricoter, tout comme l’ensemble du gilet. Je ne me lasse pas des patrons d’Andi.

DSC_9684
Verdict : alors certes il est un petit peu large, mais je suis contente de ce gilet, qui, en plus d’être flatteur sur mes robes, est très confortable. Je suis toujours ravie de la laine Nepal, qui reste imbattable en rapport qualité prix. Mon châle étant fini, et ne sachant pas rester sur un échec, ce soir je démarre un nouveau Myrna dans une laine plus appropriée : souhaitez moi bonne chance ! (Aurélie, j’ai tricoté un échantillon, promis. 😀 )

DSC_9678
Je vous souhaite un bon début de semaine, je reviens dans quelques jours avec une petite session d’#ABasLesChutes, et en attendant, prenez bien soin de vous. 😉

Goji, nouvelle collection Deer and Doe

Comme promis, voici ma version de la jupe Goji !

DSC_9827
Je vais être honnête avec vous : quand j’ai découvert le dessin technique du short Goji, je suis restée dubitative. En revanche, j’étais intriguée par la version jupe. Ayant cousu il y a fort longtemps une jupe froncée de chez Burda, obtenant le meilleur régime grossissant express (tu la passes, tu prends 15 kgs direct 😀 )(bon, j’avais à l’époque utilisé une popeline, je reconnais aussi mes torts 😀 ), je fuyais depuis ce type de modèles. Je me suis donc portée volontaire pour le test de ce patron, plus par curiosité qu’autre chose. La jupe étant taille haute et élastiquée, même si le résultat n’était parfait, je gagnerai tout de même une jupe confortable pour l’été.

DSC_9818
Camille me prévient dès le début du test que la jupe n’est pas beaucoup évasée, et que si je souhaitais une jupe plus ample au niveau des hanches, il me fallait être plus généreuse sur la gradation. Je suis donc partie d’un 38 à la taille, pour graduer jusqu’à un 42 sur les hanches.

DSC_9821
(Oui j’ai 35 ans et j’aime avoir des jupes qui dansent quand je marche. Et je ne compte pas changer de sitôt. 😀 )

Personnellement, quand je dois coudre une pièce avec des fronces ou une ceinture élastiquée, je privilégie les tissus fluides, avec un beau drapé. Imaginant bien ma jupe dans une couleur chambray, c’était le moment ou jamais de tester le tencel des Coupons Saint Pierre.

DSC_9817
Attention, ne vous fiez pas à la couleur de mon tencel : l’ayant pré-lavé avec la robe maudite, il s’était retrouvé avec des traces roses partout. J’ai du le relaver en utilisant un produit anti-dégorgement : la teinte s’est donc légèrement éclaircie. (et le hasard faisant bien les choses, je l’adore ainsi !)

DSC_9840

DSC_9850
J’ai adoré coudre ce tissu, qui est un vrai bonheur à porter. Fluide et doux sur la peau : vous pensez bien que je garde précieusement le métrage restant pour une robe estivale !

Goji comporte donc une ceinture élastiquée assez ingénieuse : 3 coulisses sont créées, seules 2 sont élastiquées, et celle du milieu est destinée à un ruban que l’on noue.

DSC_9882
La jupe comporte deux grandes poches plaquées.

DSC_9885
Ma version test mesurant 4cms de plus que la version finale, je l’ai raccourci en accord et modifié légèrement la finition de l’ourlet. Normalement il faut surfiler le haut de la parementure et la surpiquer sur l’endroit. Mon tencel étant fin, j’ai préféré replier et coudre le haut de la parementure, puis la surpiquer sur l’endroit.

DSC_9884
Je crois que le premier mot qui me vient à l’esprit quand je pense à Goji c’est CONFORT. Cette jupe est vraiment agréable à porter. La ceinture élastiquée s’adapte à notre taille, et la jupe n’étant pas très volumineuse, elle reste tout à fait flatteuse.

DSC_9832
DSC_9830
Verdict : Je suis vraiment très contente de cette jupe. Portée avec des petites baskets blanches pour un style plus casual, ou mes Lotta dans un style plus féminin, je sais déjà que c’est une pièce que je vais souvent porter cet été. Et il faut dare-dare que je me motive pour me coudre un nouveau Nettie immaculé !

DSC_9849
N’ayant pas testé Hoya, mes billets sur la nouvelle collection s’arrêtent ici. 😉 Je vous souhaite à tous une belle fin de semaine, prenez soin de vous ! ❤

DSC_9814

Luzerne, nouvelle collection Deer and Doe

La nouvelle collection de Deer and Doe étant sortie aujourd’hui, je peux donc vous dévoiler mes versions « test » de Goji et Luzerne (je n’ai pas testé Hoya). On commence aujourd’hui avec Luzerne, le trench coat ?

DSC_9862
Il aurait fallu me filmer quand j’ai découvert son dessin technique : Je me suis mise à sauter partout, me portant  aussitôt volontaire pour la réalisation de son test. Il faut dire que mon trench actuel, acheté chez Somewhere il y a des années, commençait à sérieusement tomber en lambeaux. L’ayant porté tous les printemps et tous les automnes pendant une bonne dizaine d’années, il était judicieux de m’en coudre un nouveau. Oui mais la flemme. Et puis je n’avais jamais trouvé LE patron qui me motiverait. Jusqu’à Luzerne.

DSC_9764
Cintré sur le haut du corps, évasé ce qu’il faut pour rester flatteur, avec de superbes détails techniques : je ne l’aurai pas dessiné autrement dans mes rêves.

DSC_9803
Mais Luzerne, comme toute belle pièce, intemporelle et raffinée, se mérite : c’est un patron qui vous demandera patience et rigueur. Mais honnêtement, cela vaut amplement les heures de travail : en plus d’apprendre de nombreuses techniques, vous obtiendrez une pièce qui se démodera jamais, et qui aura de très belles finitions.

DSC_9772
Luzerne n’est pas doublé, mais toutes les coutures sont gansées de biais. Les boutonnières sont passepoilées : ce fut une première pour moi, et même si celles ci sont perfectibles, je suis tout de même contente du résultat.

DSC_9783
Ici vous voyez le trench totalement fermé. Concernant les tailles, je suis partie sur un 38 au niveau du haut du corsage, pour graduer à un 38,5 sur la taille, et terminer sur un 40 aux hanches. Et le fit est ni-ckel.

DSC_9787
Regardez moi ce dos. Non mais sérieusement. N’est-ce pas superbe ? Allez pour la peine je vous en mets une autre. 😀

DSC_9791
DSC_9785
Voulant une version qui aille avec toute ma garde-robe, j’ai opté pour une gabardine beige. La seule que j’ai pu trouver rapidement par chez moi contenait un peu d’élasthanne, et cela ne m’a pas facilité la couture. Faites attention quand vous achetez votre tissu, qu’il n’en contient pas, car ce n’est pas nécessaire.

DSC_9769
Le biais comme la gabardine proviennent de la Maison d’Ursule. Les boutons de la Droguerie.

DSC_9773
Quelques détails : les poches italiennes, et les pattes sur les manches tailleur…

DSC_9873
…et celle du dos.

DSC_9877
DSC_9766
Ci-dessus ouvert…

DSC_9795
…et là comme je sais que je le porterai : non boutonné, mais ceinturé sur mes petites robes. 😉 (et même temps je ne sais pas pourquoi j’emploie le futur dans cette phrase, car je le porte déjà tous les jours comme ça, depuis le redoux des températures. 😀 ) (sauf qu’à cause de mon entorse je me balade en baskets et en attelle, et forcément, le style est moins glamour.) (mais je porte toujours mes robes, ce qui fait beaucoup rire ma kiné. 😀 )

DSC_9870
Verdict : Luzerne est sans conteste mon patron préféré de cette collection. C’est le trench que j’attendais, celui qui sublime et qui s’accorde avec mes petites robes. Ultra féminin, flatteur, moderne et élégant. C’est un patron qui m’aura beaucoup appris et qui m’offre un trench qui n’a rien à envier à ceux du commerce. Encore bravo à Eléonore et Camille pour le stylisme et le modélisme sur ce patron, qui aura je le sais, beaucoup de succès.

DSC_9806
On se donne rendez-vous demain avec Goji ? Et en attendant, prenez bien soin de vous. ❤

Quand Wanted rencontre Moneta…

…ou comment j’ai appris, de manière exemplaire, que le mieux est l’ennemi du bien.

DSC_9626
Dites, ça fait un bail pas vrai ? La raison est toute simple : je me suis fait une belle entorse il y a un mois. Ayant un passif très compliquée sur cette cheville, la guérison est longue et je suis encore loin d’être rétablie. Au moment de ma chute, je démarrais tout juste l’assemblage de mon manteau, patronné en cours de modélisme. J’ai tenté d’avancer le projet malgré mon entorse, mais le projet est interminable, et j’avais bien besoin d’un projet simple, rapide et qui m’apporterait entière satisfaction. Et là bien évidemment, vous m’entendez hurler…

MONETA !!!

DSC_9629
Faut dire que je suis frustrée de la robe en jersey depuis de nombreux mois déjà : entre la robe mouchetée transformée en pyjama, la Zéphyr chocolat moyennement réussie, j’étais en manque d’une robe en jersey totalement validée, que je pourrais porter jusqu’à la corde, comme celle-ci par exemple (la cousette la plus portée, toutes saisons confondues). Et puis, le tee-shirt Wanted de Vanessa Pouzet est sorti, j’ai craqué sur ce décolleté carré et j’ai tout de suite pensé que l’association avec Moneta pourrait fonctionner. La voilà, ta cousette rapide, simple et gratifiante !!!

AH AH AH.

NON.

DSC_9620
Je me marre là, mais croyez moi que cette robe est passée très (très) près de la poubelle. 😀 On déroule l’histoire depuis le début ?

Ayant regardé les premières versions de Wanted, et ayant l’impression qu’un élargissement de la ligne d’épaule est nécessaire, j’ajoute 2 cms, comme sur Nettie. Je modifie en fonction ma tête de manche.

Je démarre la couture du col, et ce n’est vraiment pas simple. Qui plus est, j’ai la brillante idée de vouloir tester le point stretch de ma Bernina. Le résultat obtenu n’est pas parfait : au lieu de m’en contenter, je décide de tout découdre pour recommencer. GROSSE ERREUR : le point stretch étant impossible à défaire sur du jersey si fin, je fais des trous partout. De guerre lasse, je décide de recouper un corsage et un col dans le super ABasLesChutes coupé pour mon homme. Je suis triste comme pas permis de ne pas pouvoir lui offrir ce tee shirt bleu roi que je lui avais promis, mais lui promet que ce n’est que partie remise.

Je remonte tout, ajoute mes manches, la jupe, fais mes ourlets. Et c’est en l’essayant que je capte le souci.

IMG_3464
Voyez l’encolure dos qui remonte bizarrement ? Bah oui, j’ai totalement oublié de réduire la longueur de ma bande d’encolure, en allongeant les épaules ! Là encore, je décide de défaire l’encolure dos, et de la réduire, en créant une couture sur son milieu. Mais fatiguée, énervée et surtout obstinée, je ne fais que des bêtises, utilisant de nouveau ce point stretch indécousable, et me retrouve avec des trous de partout.


Donc là il faut m’imaginer en pleine crise, vociférant des « DE TOUTE FACON JE VAIS ARRETER DE COUDRE, CA ME GONFLE, TU M’EXPLIQUES POURQUOI JE VAIS PAS CHEZ H&M COMME TOUTE LE MONDE, MERDE ! », et dans un accès de rage, n’arrivant pas à découdre cette satanée encolure, je décide tout simplement…de la couper.

(oui oui n’importe quoi)

Je me retrouve donc avec un corsage sans col, creusé d’1cm partout. Et alors que n’importe quelle personne saine d’esprit aurait gentiment jeté la robe à la poubelle, je vais respirer un grand coup, fouiller dans mes micro-chutes, couper un col en 3 parties (pas assez de tissu pour le faire en 2 parties comme initialement), opter pour un simple point zig zag, bien plus facile à découdre, et je vais remonter CETTE SATANEE ENCOLURE.

PARCE QUE CE N’EST PAS UN JERSEY QUI AURA LE DERNIER MOT, SACRE BLEU !!!

DSC_9599
Et le miracle fut…j’avais vaincu ! Et même mieux : je trouve le corsage bien plus réussi avec seulement 1cm de plus aux épaules. J’avais peur que le corsage soit trop creusé et que ce soit le festival aux nénés, mais pas du tout. On peut le voir sur la photo suivante : le décolleté est sexy, mais pas du tout indécent.

DSC_9627
L’encolure dos rebique encore un tout petit peu, mais croyez moi bien, après les mésaventures du dessus, je m’en contenterai parfaitement. 😀

DSC_9740
DSC_9734
Je ne peux qu’abonder dans le sens de Vanessa quand elle vous conseille de tester l’encolure sur une chute : la couture n’est pas insurmontable, et comme avec Zéphyr, vous verrez qu’au 3ème opus, vous la coudrez sans le moindre souci.

DSC_9621
Au niveau taille, j’ai gradé d’un 40 au niveau des épaules, élargi à un 40/42 au niveau de la poitrine, pour redescendre à un 36 sur la taille. Idem sur les manches, gradées d’un 40 à la tête, jusqu’à s’affiner sur un 36 à l’ourlet. J’ai opté pour la longueur rétro, et j’aime beaucoup le résultat.

DSC_9623
La jupe est celle de Moneta, toujours taille S avec 5cms de moins.

DSC_9611

DSC_9603
Si je n’ai pas cousu de Moneta depuis si longtemps, c’est parce qu’il est vraiment difficile de trouver le jersey parfait pour ce projet. Il doit être :

  • suffisamment fin pour que les fronces restent flatteuses
  • mais pas trop mou pour qu’il ne colle pas aux formes
  • suffisamment élastique en largeur pour que le corsage soit confortable
  • mais pas trop en longueur sinon la jupe détend le corsage
  • pas transparent
  • et surtout, en coton !

J’ai cherché, cherché, et c’est en commandant des échantillons chez tissus.net , que j’ai enfin trouvé l’introuvable : ce parfait jersey de coton, que vous voyez ici en bleu roi. (Je le rappelle, rien de sponsorisé ici, j’ai payé mon tissu et donne mon avis en toute sincérité).

DSC_9597
Si vous saviez comme je suis contente de l’avoir enfin trouvé ! J’ai déjà commandé une autre couleur pour cet été, et je me retiens pour ne pas en commander davantage. Je suis vraiment ravie de ce tissu, du résultat, et j’espère qu’il vieillira bien.

Verdict : alors certes, cette robe n’aura pas été la robe la plus rapide et la plus facile qu’il m’ait été donné de coudre, mais je suis vraiment contente du résultat. Elle m’aura appris que parfois, le mieux est l’ennemi du bien, mais qu’à coeur vaillant, rien n’est impossible. Et je suis vraiment dingue de ce bleu, lumineux et élégant.

DSC_9625
Je vous souhaite à tous un bon week-end, prenez soin de vous. ❤