Zéphyr à manches longues

Les robes en chaîne et trame, c’est bien, mais soyons réalistes : ce que je porte le plus souvent, et avec le plus de plaisir, ce sont quand même bien mes robes en jersey. Des pyjamas secrets, comme le disent les couturières américaines ! Et s’il y avait bien une robe prévue pour cet automne, tout en haut de la liste, c’était bien une Zéphyr à manches longues. 😉

dsc_8857
Et oui, Zéphyr est parfaite mais Zéphyr a un petit défaut : elle ne comporte pas de version avec manches incluses. Elle est patronnée avec des emmanchures assez creusées : rajouter donc une tête de manche dessus, sans travail au préalable sur le corsage, peut s’avérer risqué. Comme l’on travaille avec une matière extensible, l’entourloupe est possible, mais au niveau du visuel le rendu ne sera pas optimum.

Honnêtement, si je ne suivais pas depuis un an des cours de modélisme, je ne me serai pas posée la question et j’aurai opté pour la dernière née de Pauline Alice, l’Aldaia, qui est une très belle robe en jersey, au style similaire. Mais hélas, j’ai moi même un petit défaut : je suis folle amoureuse du décolleté de Zéphyr. 😀

dsc_8869
Ce V, sexy sans y toucher, je le trouve parfait. Je sais que pour certaines il est assez profond, mais justement, c’est ça qui me plait. 😉 A 35 ans j’ai enfin compris que lorsque l’on a des atouts, il faut en profiter. 😉

dsc_8829
J’ai donc entrepris un petit travail sur le corsage. J’ai agrandi les 4 pièces du corsage, de 2 cms, au niveau des épaules et des emmanchures. Pour que vous visualisiez mieux la chose, j’ai fait un petit montage :

dsc_8949
dsc_8953
En papier de soie, vous voyez mes pièces du patron Zéphyr en taille 38, sans manche. En dessous, sur du papier coloré, ma version retravaillée. Attention : je ne prétends pas que cette modification soit faite dans les règles de l’art, j’ai bidouillé dans mon coin, sans demander de l’aide à ma prof. En tout cas, sur moi, ça marche !

dsc_8814
Pour les manches, j’ai tout simplement repris mon mix entre Moneta pour la tête de manche, et Wren pour l’aisance et la longueur, et ça marche là aussi.

dsc_8828
dsc_8802
Pour la taille choisie, toujours du 38, mais cousu avec des marges de 7mms pour des marges incluses d’1cm.  Donc plutôt un 38,5 au niveau du rendu final.

dsc_8794
Le tissu est un jersey Milano, trouvé au marché de la Plaine. Le coupon faisait plus de 3m et le vendeur me l’a cédé pour 3 fois rien. Je lui trouve deux défauts : d’un, la composition 100% synthétique fait que l’on y transpire beaucoup. Et je le trouve assez mou : il colle pas mal et rend la jupe patineuse moins en forme que je ne l’aurai souhaitée. M’enfin, je sais que cette robe sera tout de même portée. 😉 (la magie du jersey : une cousette en chaine et trame moyennement réussie, je sais que je ne la porterai pas souvent, si ce n’est jamais. La cousette moyennement réussie en jersey, je sais qu’elle me sauvera régulièrement la mise, certains matins fatigués. On ne peut pas lutter contre le confort de la maille ! 😀 )

dsc_8866
dsc_8886
3ème pointe en V, et celle ci est passée toute seule ! 😉 Y a pas à dire, s’exercer paie toujours. 😉

dsc_8877
Verdict : je suis vraiment contente des modifications sur le corsage, qui me permettront de pouvoir refaire Zéphyr avec des manches, dès que ma route recroisera un beau jersey de coton, un peu dense, avec une belle tenue. Vous croyez que le Papa Noel accepte ce genre de commandes ??? 😀

dsc_8831
Une belle fin de semaine à tous, et courage dans les prépas de Noel ! 😉

A Bas les Chutes ! #41

Prêt(e)(s) pour une nouvelle fournée d’ #ABasLesChutes ? Allez hop, on perd pas de temps, on monte dans le bus ! 😉

dsc_8888
Ah ce tissu. Croyez moi, il ne m’en restait vraiment pas grand chose, mais je voulais à tout prix coudre quelque chose pour ma puce dedans. J’ai tout de suite pensé à mon patron couteau-suisse de chez Burda, la robe 144 du Burda de Mai 2014.


Par manque de tissu, je suis partie sur une version top, avec manches 3/4. Au moment de couper, BAM, pas assez de tissu pour faire le dos sur la pliure. Mais on n’arrête pas un Papillon motivée comme jamais : j’ai simplement rajouté des marges et cousu le dos en 2 parties.

dsc_8899

(Ouais en vrai j’étais fière de moi. 😀 )

Mais bon ça n’a pas duré : définitivement, le top à l’essayage était trop court. Et là j’ai sorti mon arme ultime : le bande froncée.

dsc_8902
Et là c’est bon ! Et en plus ça donne un côté trop chou au top.

dsc_8912
Ourlet roulotté obligatoire, et finition avec une parementure, bride brodée et bouton recouvert pour le dos.

dsc_8913
Coupé en taille 116, c’est tout juste pour la puce : elle ne le portera pas au délà de cet hiver, mais vu ce qu’il me restait de chutes, je suis déjà contente du résultat !

dsc_8910
Et la puce l’aime beaucoup : elle le trouve (dixit) « très mignon ». Tissu rentabilité jusqu’à la moelle + Juliette heureuse = Papillon content !

On passe aux chutes de la robe salopette ?

dsc_8943
Bon là encore, il ne me restait vraiment pas grand chose. J’étais partie sur un pantalon type sarouel pour Paul, et lors d’une balade chez Kiabi, BIM, coup de foudre pour cette jupe :


Vous ne le voyez pas sur la photo, mais le dos de la jupe est coupée en 2 parties. Et c’est là que l’idée fut : trouver un patron similaire, et simplement diviser mes demi-devants, et mes demi-dos, pour que cela passe dans mes chutes !

dsc_8933
Je suis tout simplement partie de la jupe Cerise de chez Ikatee : pour couper correctement mes pièces, j’ai pris mes morceaux de patrons, délimité le milieu de chaque pièce, et tracé mon trait en respectant le droit-fil. Et c’est passé au millimètre près !

dsc_8921
dsc_8941
Ma jupe a donc 8 panneaux au lieu de 4, et ça marche tout aussi bien ! Il suffit juste de ne pas oublier de rajouter ses marges avant de couper dans le tissu. 😉

dsc_8935
(Cette gamine est un vrai sketch. 😀 )

BREF, j’ai opté pour la taille 6 ans, et comme avec mon précédent essai chez Ikatee, c’est un petit peu grand, mais ce n’est pas grave car la ceinture possède un élastique ajustable !

dsc_8947
Vous le savez, je suis fan de ce détail dans les fringues enfants, et j’étais ravie de retrouver cette option ici. Et bien évidemment, la puce a aussi eu droit à sa doublure avec des petits coeurs ! ❤

dsc_8931
Elle est terminée avec des pressions Prym, les mêmes que celles de ma Rosari.

dsc_8917
Verdict : en vrai je suis dég de ne pas m’être fait la même !!!! 😀 Je suis TROP FAN de sa jupe ! 😀 Si ma route recroise de la suédine ou du velours camel, je sais ce qu’il me restera à faire. 😉

dsc_8942
Une belle fin de journée les filles, prenez soin de vous ! ❤

La robe Papillon

Si vous saviez depuis combien de temps je rêvais d’une robe cache coeur. Quand ma prof de modélisme, à la rentrée, m’a demandé si je voulais tout de suite me plonger dans un projet compliqué, ou, me patronner une envie, histoire de me remettre en jambe…croyez moi, je n’ai pas mis plus de 10 secondes à lui sortir ce croquis dessiné cet été.

dsc_8716
img_2353
On peut être inspiré par une matière, par les lignes d’un patron : ici ce fut un peu des 2. J’avais envie d’une robe cache coeur, mais sans en connaître les détails. Et c’est en touchant cette microfibre de chez Bennytex que l’évidence fut : j’imaginais une robe fluide, une jupe très évasée, une taille élastiquée. Une robe dans laquelle je puisse me sentir féminine, mais tout en m’y sentant très à l’aise. Avec des manches, pour pouvoir la porter en toute saison.

dsc_8651
Pour se faire, je suis partie de mon corsage de base. J’ai ajouté de l’aisance pour obtenir la taille élastiquée, raccourci le corsage et dessiné le cache-coeur, ainsi qu’une ceinture. J’ai conservé le patronnage des manches de ma robe de base. Concernant la jupe, j’ai repris ma jupe demi cercle à mes mesures, que j’ai élargi pour qu’elle colle à cette taille plus large.

dsc_8667
Une toile rapide du corsage valide le patronnage : je me lance donc dans le montage de la robe. Souhaitant que l’envers soit le plus propre possible, je double mon devant et mon dos au niveau du corsage. Selon les conseils de ma prof, pour éviter que les pans croisés ne se détendent à l’usage, je couds un ruban fin sur mon encolure.

img_2392
Je prends bien le temps de coudre ma doublure au niveau des emmanchures, pour n’avoir aucune couture visible. Et au moment d’assembler mon corsage à la jupe et aux ceintures (doublées elles aussi) : gros trou noir. J’ai fait la bêtise de toute débutante en modélisme : j’ai patronné sans réfléchir au montage, et me retrouve toute penaude devant mon ouvrage. J’y passe des heures, en rêve la nuit, monte, démonte, dors avec mes morceaux de toile (véridique) et finis par demander de l’aide à ma prof.

dsc_8648
Ce jour là je suis légèrement fiévreuse , ma prof fatiguée, et nous sommes incapables d’en venir à bout. De guerre lasse, elle me propose de lui laisser la robe le temps des vacances de la Toussaint : elle l’étudiera de nouveau à tête reposée et nous en reparlerons à la rentrée…où je la retrouve avec ce fichier sous le bras.

dsc_8762
Un vrai dossier technique, qu’elle a pris le temps de rédiger, pour moi, sur ma robe : comme dans n’importe quel atelier, avec une vraie gamme de montage, les symboles techniques, et tout et tout…

dsc_8763
Waouh. Croyez moi, j’en suis resteée BOUCHE BEE. C’est un document que je garderai précieusement, pour le montage de ma robe évidemment, mais surtout comme un beau souvenir. Le temps est quelque chose de précieux, et qu’elle ait pu m’en consacrer ainsi, m’a beaucoup touché. Encore merci Chantal. ❤

dsc_8744
Et en fait, le montage était bête comme chou ! Nous avions été désarçonnées par les épaisseurs : mais au final, il suffisait tout simplement de les prendre en sandwich dans la ceinture doublée. Voici la robe sur l’envers, pour que vous visualisiez.

dsc_8760
dsc_8715
La magie de cette robe tient en grande partie dans le tissu utilisé : vous le savez, j’achète très rarement du tissu sur internet. Mais cet été, en découvrant ce motif sur le fil Instagram de Bennytex, mon sang n’a fait qu’un tour. Ces papillons, ces teintes, je ne POUVAIS pas passer à côté de ce tissu. Et à la réception, je ne fus pas déçue : très fluide, non transparent, il était parfait pour ce projet.

dsc_8658
La robe est exactement comme je l’imaginais : le décolleté, la jupe courte et dansante donne ce côté très féminin, mais la taille élastiquée la rend facile à porter au quotidien.

dsc_8727
dsc_8736
dsc_8643
Unique petit bémol que vous pouvez voir sur la photo ci dessus, ma poitrine remonte légèrement la taille sur le devant. Il me suffira pour la prochaine de retracer la taille de mon corsage devant en rabaissant le milieu de 2 cms.

dsc_8733
dsc_8730
dsc_8740
Verdict : je crois que l’on peut lire en moi tel un livre ouvert, et il suffit de voir ces photos pour deviner ce que je pense de cette robe. ❤ Je suis contente de mon patronnage, ravie du rendu, et je sais qu’il y aura des petites soeurs : pourquoi pas dans ce beau polyester rouge rubis qui dort dans mon stock ? ❤

dsc_8724
Une belle semaine à tous, prenez bien soin de vous. ❤

La robe Rydell

Ah j’en ai des robes. Mais depuis toujours, il a un modèle qui faisait cruellement défaut à ma garde robe. Un modèle dont je rêvais depuis une éternité. Un projet qui a toujours figuré dans ma to-do list, mais sans cesse rattrapé par d’autres envies, plus impétueuses. Et puis un jour, vous pouvez porter un de vos rêves. Et ça, ça n’a pas de prix. ❤

dsc_8492
Au tout départ, il y a eu un coup de foudre pour la robe salopette de La Thai qui Riz : il m’en fallait une moi aussi, mais j’imaginais une version plus automnale. A la sortie de la salopette Turia de Pauline Alice, j’ai pensé à la hacker en robe…jusqu’à me cogner le nez sur Coco et comprendre qu’un modèle de ce type en forme trapèze ne flatterait pas ma morphologie. Mon rêve de robe salopette a donc doucement plongé dans l’oubli…jusqu’à la sortie de Rydell.

dsc_8568
Ah Rydell. Pour tout vous avouer j’ai d’abord craqué sur son nom. Secrètement j’espérais que la créatrice l’avait choisi en référence à un de mes films préférés, Grease…et quand j’en ai eu confirmation, la messe était dite : nous étions fait pour nous entendre. Sa ligne fit’n flare adaptée à ma morphologie et les superbes versions de ma copine Manue ont achevé de me convaincre : il était temps de couper ce velours camel, acheté il y a des lustres chez Mr. Albert, au moment de la sortie de Turia.

dsc_8513
Pendant des années, j’ai entendu que le velours était une vraie plaie à coudre. Et je peux donc vous le confirmer : c’est vraiment pénible. La matière glisse mal sous le pied de biche, ne supporte pas d’être décousue et il est très ardu d’obtenir des surpiqûres propres. Le mien étant en plus stretch : autant vous dire que j’ai souffert. Ce n’est sans doute pas la pièce la mieux finie de ma garde robe mais je m’en contenterai.

dsc_8580
Concernant le patron, je voulais vraiment que la robe soit cintrée sur ma taille naturelle : j’ai donc opté pour la taille M, et raccourci la bavette ainsi que la ceinture, respectivement de 1,5cm chacune. Je monte le tout, fente de boutonnage incluse, et patatras : elle est bien trop large à la taille.

Je songe à élastiquer la ceinture dos, mais j’ai peur du rendu avec un tissu aussi épais. Un peu dépitée, j’amène la robe à mon cours de modélisme, espérant que ma prof soit de bons conseils sur ce coup là. Et comme c’est une vraie magicienne, elle va m’apporter la solution idéale !

dsc_8439
En fait le souci se situait au niveau de mon dos, à cause de ma cambrure prononcée. Elle m’a suggéré de démonter la ceinture dos, de la réduire et d’ajouter 2 pinces sur la jupe dos. En tout et pour tout, j’ai réduit l’ampleur de 6cms.

dsc_8499
Et là on est bon ! La robe est cintrée comme il faut sur ma taille naturelle, et ça ne baille pas dans le dos.

dsc_8503
La jupe est donc demi cercle dans le dos, et comporte des plis creux sur le devant.

dsc_8597
Vous avez des poches sur les côtés, et elle est fermée par une patte de boutonnage.

dsc_8625
C’est le seul point réellement technique de Rydell : mais la créatrice a publié un pas à pas très clair sur le sujet.

La bavette est doublée, et terminée par des boucles de salopette.

dsc_8620
dsc_8591
« Elle a sérieusement doublé sa robe salopette avec des petits coeurs ??? »

suede-femmes-seins-nus-yes
Je suis une folle moi, j’ai peur de rien les gars ! 😀

BREF, attention si vous réalisez Rydell, la jupe est assez courte. Ici je l’ai rallongé de 7cms et ourlé sur 2.

dsc_8528
J’ai aussi légèrement décalé les boutons sur la ceinture dos, pour qu’ils se calent avec mes pinces.

dsc_8623
dsc_8504
Verdict : si l’on met de côté le manque de souplesse de mon velours, qui plombe un peu ma silhouette, je suis tout de même ravie de cette pièce. Je rêvais depuis tellement longtemps de posséder une robe salopette, c’est chose faite ! Le confort est tip top, et je me sens vraiment bien dedans. Si tu me lis, encore merci Chantal pour ton aide !

dsc_8619
Une belle fin de semaines, prenez soin de vous ! ❤

Le sac à festons

Je n’ai pas quitté mon sac au crochet de tout l’été, mais quand l’automne s’est définitivement installé ces dernières semaines, j’ai du me faire une raison : il me fallait un nouveau sac, plus hivernal celui-ci. Et pour une fois, je n’ai pas eu à me creuser la tête bien longtemps : j’avais une idée bien précise depuis plus d’un an !

dsc_8417
S’il y a bien un modèle de sac qui me fait rêver, c’est le cartable de chez The Cambridge Satchel Company. Régulièrement je bave sur leur site, remplit des paniers virtuels que je ne valide jamais…et pioche parfois mon inspiration. Si je ne me sens pas encore capable de réaliser une copie de leurs fameux cartables, j’avais beaucoup aimé leur collection des « Cloud Bags », et leur rabat festonné. Pourquoi ne pas m’en inspirer pour mon prochain sac ?

dsc_8429
Avec tout ça, je me rends compte que je ne vous ai même pas dit que j’avais changé de machine à coudre. Et oui ! Roberta a fait place à Heidi, mieux connue sous le nom de Bernina 350. En ce moment nous sommes en période de rodage, et j’avais hâte de tester sa capacité à coudre le cuir.

dsc_8422
Avant de patronner quoi que ce soit, il me fallait d’abord trouver du cuir : les peaux étant de tailles aléatoires, ce sont les dimensions de celles ci qui donneront la taille de mon sac final. En vadrouille dans les Alpes de Haute Provence, j’avais croisé un tanneur qui m’avait conseillé le magasin « Varjan » sur Marseille. Je m’y suis rendue et en effet, la visite au magasin vaut le coup : beaucoup de cuir, de bonne qualité, à un prix raisonnable.

image1-3
(26 Boulevard des Dames, 13002 Marseille) (Absolument rien de sponsorisé, je donne l’info pour les marseillaises qui seraient intéressées)

J’étais partie sur du cuir noir, car j’ai des anses toute faites en simili noir. Mais j’ai croisé la route de ce cuir marine, et bim, le coup de foudre.

dsc_8424
Suffisamment souple pour être travaillé sur une machine à coudre domestique, mais d’une bonne qualité pour que le sac conserve une belle tenue, j’ai beaucoup aimé le coudre. Equipée d’une aiguille à cuir et de son point sellier (triple couture pour les assemblages), Heidi a plutôt bien relevé le défi…enfin, presque. Elle a juste tiqué sur les anses.

dsc_8433
Impossible de replier et coudre le bout des anses, le résultat était moche et tranchait avec le reste du sac dont le rendu était plutôt propre. Mais Dieu merci, j’ai eu 2 anges gardiens sur ce coup là. 😉 D’abord Sacôtin et sa super astuce des enbouts de sangles : le résultat est ultra propre, et la pose très simple ! Et puis Julie du blog Damn Good Caramel, qui réalise des ouvrages incroyables en cuir et m’a donné l’idée des rivets pour remplier les anses : ici aussi la pose est simple, et le résultat est bien plus propre qu’une couture approximative. J’ai porté le sac hier toute la journée et l’affaire est résistante, je suis contente !

dsc_8431
Alors, oui, j’ai bien utilisé une bouche de anses réglables alors que ma anse ne l’est pas du tout. 😀 Je n’avais pas assez de cuir pour couper une anse d’1m, j’ai donc coupé 2 anses et assemblé le tout avec cette boucle qui trainait dans mon stock. 😀

dsc_8423
La doublure est un tissu que j’avais acheté il y a une éternité à la Plaine : d’une composition mystérieuse, avec un tombé tout raide et une odeur désagréable quand on le repasse, je pense que c’est sans doute le pire achat que j’ai pu faire. 😀 Mais en doublure de sac il fait très bien l’affaire.

dsc_8434
Avec toujours ma petite poche zippée à l’intérieur. 😉 Pour le système de fermeture, j’ai testé pour la première fois la pose d’un tourniquet : la pose ici aussi est très facile, et le résultat fait hyper pro.

dsc_8426
On pourrait penser que j’ai posé comme du passepoil sur le bord du rabat, mais pas du tout. L’effet n’était pas voulu, mais je trouve le résultat plutôt joli. 😉

Verdict : je suis contente de son sac, en particulier de ses dimensions : si la largeur et la longueur de celui de l’année dernière s’équilibraient plutôt bien, le fond était trop juste. Résultat, il était vraiment petit pour mon quotidien. Celui ci a vraiment la bonne taille : le fond fait donc 8 cms de largeur, et le sac 31x25cms. Le seul petit bémol à mon sens est le manque de tenue du rabat : la prochaine fois je penserai à rajouter une doublure entre les 2 couches avant de l’assembler au dos du sac.

dsc_8435
Et j’ai déjà mon idée pour celui de l’été prochain ! 😉 Je vous souhaite une belle fin de semaine, prenez soin de vous. ❤