Myrna, la revanche

Depuis le temps vous devez me connaître : je ne lâche jamais le morceau, et déteste rester sur un échec. Le cardigan Myrna en fut un, et il était évident que l’été 2017 ne s’écoulerait pas sans une revanche…dont je vous raconte l’histoire aujourd’hui. 😉

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C’est alitée avec ma cheville blessée en février que je me suis mise en quête de la laine parfaite. J’ai compris, après recherches, qu’un fil en coton se tiendrait mieux s’il était composé d’un peu de laine. Et c’est en surfant de site en site, que je suis tombée sur la laine Adriafil Duo : composée de laine et de coton, son échantillon se rapprochait de celui préconisé pour Myrna. Certes, elle était un peu onéreuse, mais vu le fiasco de mon premier essai, je voulais mettre toutes les chances de mon côté.

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Je vais être honnête avec vous : au démarrage du projet j’ai fait semblant de tricoter un échantillon, genre, une dizaine de rangs pour 20 mailles. En le mesurant vite fait, j’ai eu « l’impression » qu’il collait avec celui demandé. Sans réfléchir, je suis partie sur une taille S, parce c’est la taille qui me convient chez Andi. Et arrivée au milieu dos…je me suis rendue compte que même Juliette ne pourrait pas rentrer dedans. C’était ridiculement petit. Il était définitivement temps…de réellement tricoter et analyser un échantillon.


(moi, dès que j’ai lu « règle de trois ». 😀 )

BREF, j’ai REELLEMENT tricoté mon échantillon, que j’ai SCRUPULEUSEMENT comparé à celui demandé par Andi, et forcément, ça ne collait PAS DU TOUT. Il me fallait donc choisir une autre taille, et c’est grâce à ce site que j’ai compris que je devais tricoter une taille L !

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Et forcément, quand on choisit une taille en correspondance avec sa laine, ça va tout de suite mieux ! Vous pouvez voir sur les photos que le fit au niveau du corsage est impeccable.

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Mon seul bémol se place au niveau des manches : je ne sais pas si cela vient de ma laine (en coton) ou de ma façon de tricoter les manches (j’utilise des mini-aiguilles et un cable court pour ne pas avoir à faire de magic loop) mais je les trouve très « ballons ». Vous me direz « attends Emilie, c’est le design du patron ! », mais je trouve tout de même que l’on devine à peine le côté « ballon » des manches sur les photos de présentation du modèle, alors que chez moi elles sont quand même très larges. Je crois que j’aurais préféré des manches moins larges et un tout petit peu plus courtes. (Oui je suis chieuse ! 😀 )

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Comme sur le précédent opus je n’ai pas tricoté le petit trou en haut du dos. Les boutons proviennent d’une petite mercerie en Italie. (grand moment de solitude, quand tu veux parler couture avec une personne qui ne parle pas ta langue, et que tu ne maîtrises pas la sienne non plus. 😀 )

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Verdict : écoutez, si au moment de l’essayage j’ai été un petit peu déçue du résultat (avec le mari angoissé en fond qui s’est mis à me demander « mais tu ne vas pas le tricoter UNE TROISIEME FOIS, si ??? 😀 ), je relativise en voyant les photos. Honnêtement le fit est impeccable, et je suis certaine qu’au fil du temps j’apprendrai à aimer ces manches ballons, qui confèrent au modèle toute son originalité. Ce blanc colle avec une grande majorité de ma garde robe estivale, et je sais qu’il sera porté. Et rien que pour le fait d’avoir ENFIN compris tout l’interêt d’un échantillon, je crois que ce gilet sera à marquer d’une pierre blanche ! (le gilet blanc, la pierre blanche, vous l’avez ??? 😀 ) (Ok je vais me coucher. 😀 )

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Un bon week-end à tous, et prenez bien soin de vous ! ❤

Un nouveau départ

De retour de vacances, je reviens vers vous avec un article un petit peu particulier, qui ne vous présentera aucun ouvrage. Mais qui sera sans doute à mes yeux un des articles les plus importants de ce blog.

Pour celles (et ceux ?) qui me suivent depuis longtemps, vous le savez, j’ai quitté le monde professionnel à la naissance de mon aîné, Tom. S’en sont suivies 8 très belles années, où j’ai grandi, appris, évolué avec Tom bien sûr, puis Juliette, et enfin Paul. Paul, mon tout petit, celui qui est né hier et qui va faire sa première rentrée dans quelques jours. Mon congé parental s’est terminé en début d’année, et il fut temps de réfléchir à une réorientation professionnelle. Je vous l’avoue, j’étais totalement perdue à cette époque. Et j’ai eu la chance de rencontrer un monsieur, dans le cadre de mon bilan de compétences. Un monsieur patient, bienveillant, tellement gentil. Mon premier ange gardien sur ce chemin.

J’en ai rencontré du monde ces dernières semaines. On a évoqué beaucoup de pistes. On m’a suggéré de professionnaliser le blog, déjà. Mais j’ai refusé obstinément de considérer cette piste. Cet espace a toujours été mon havre de liberté. Le lieu où j’écris ce qu’il me plait, quand il me plait, sans suivre la moindre ligne éditoriale, sans être obligée d’accepter tel ou tel partenariat. Coudre les pièces qui me font envie, coudre les tissus que j’ai choisis, au rythme qui me convient. On m’a même dit un jour que je souffrais sans doute « d’un excès d’authenticité ». Mais qu’importe : ma liberté et ma sincérité ne se monnaient pas.

Evidemment, on m’a aussi souvent suggéré de lancer ma propre gamme de patrons. Mais hélas, beaucoup ne se rendent pas compte du boulot titanesque d’une telle entreprise. On s’imagine souvent qu’une créatrice dessine un patron entre deux rendez-vous, dans un bel atelier, une tasse de thé à la main. Mais pour avoir rencontré la créatrice de Deer and Doe par exemple, je sais ce qu’une telle entreprise demande comme investissement, financier comme humain. Que lancer un patron n’est pas juste dessiner un vêtement : il faut choisir une morphologie, des mensurations, un style, une pièce qui plaira au plus grand nombre. Tester un patron, le grader, le matérialiser, le commercialiser. Gérer une comptabilité, répondre aux demandes des clients, fournir un travail le plus parfait possible. Il y a une immense différence entre patronner pour soi, à son goût, à ses mensurations et patronner pour les autres. Non, définitivement, et à l’instant T de ma vie, ce n’est pas ce chemin que je souhaitais emprunter.

La conclusion des tests lors de mon bilan tournait dans ma tête : « vous devez trouver une activité au service des autres, où vous pourriez utiliser votre créativité, tout en gardant du temps pour votre équilibre familial ». Mais comment matérialiser cette phrase ? Et c’est là que je me suis souvenue des mots de mon second ange gardien, Chantal.

Chantal, ma prof de modélisme. Un jour, en plein cours, elle me regarde et me sort le plus naturellement du monde « bon, c’est quand que tu donnes des cours de couture toi ? » Je me rappelle, j’avais explosé de rire : « moi ? Celle qui doute tout le temps, donner des cours ? ». Mais Chantal, au delà de ses connaissances abyssales en couture, lit mieux que quiconque en les autres. Et ce jour là, elle avait sans doute lu dans mon avenir.

Donner des cours, bien sûr ! Mais comment ? Où ? Je n’ai pas d’atelier, aucun endroit pour partager cette passion qui a boulversé ma vie. Mais comme je suis une personne chanceuse, c’est là que Clémence, mon troisième ange gardien, va venir m’entourer de tous ses conseils. Elle va m’écouter, m’épauler, me donner confiance. « Ecoute, j’ai des élèves en cours de tricot qui prennent des cours de couture chez Carabistouilles. Ca ne te coûte rien de leur passer un coup fil : ils auront peut être besoin de quelqu’un ? »

Et en juillet, Nathalie, le quatrième et dernier ange gardien de ce beau chemin. Celle qui gère l’atelier Carabistouilles. Une rencontre, un feeling, une envie commune de faire équipe et d’ouvrir de nouveaux créneaux de cours. Des projets, des idées d’ateliers thématiques pendant les vacances. Et hier, le tout premier cours en binôme, et cette joie, indescriptible, de voir une petite fille repartir avec son ouvrage. Elle était si fière d’elle même, mais se doutait elle que je l’étais encore plus qu’elle ? Un bonheur n’est complet que lorsqu’il est partagé, et c’est exactement ce que je veux partager avec le plus grand nombre : la joie, la fierté, l’accomplissement d’un ouvrage fini et réussi. La couture m’a tant apporté : il est temps aujourd’hui de semer les graines qui m’ont fait grandir.

Tout ce long article sincère et sans fard pour vous partager ceci : cette nouvelle aventure qui s’ouvre, mon arrivée chez Carabistouilles, et la publication des ateliers disponibles. J’espère que j’aurai le plaisir de rencontrer certaines d’entre vous.

Encore merci Michel, Chantal, Clémence et Nathalie. Et merci à vous qui lisent et commentent ce blog, depuis des années ou depuis 3 jours. Votre fidélité et votre gentillesse sont un vrai cadeau.

Je vous souhaite à tous une belle rentrée. Et prenez bien soin de vous. ❤

La robe Sandrine

C’est avec cette robe que je vais clôturer les cousettes estivales, avant notre départ en vacances demain. Et cela tombe plutôt bien, car c’est sans doute l’ouvrage dont je suis la plus fière cette année. 😉

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Vous vous souvenez lors de la publication de la robe Amal ? Je vous avais raconté mon dernier cours de modélisme et le moment que nous avions pris avec ma prof pour tracer la version sans manche. Je tenais à ce que mes emmanchures soient bien creusées, sans doute inspirée par une robe que j’ai adorée, il y a fort longtemps.

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Que j’ai pu porter cette robe. C’est avec la couture que je me suis mise à ne porter que des robes : avant ça, je portais de tout, mais je me sentais rarement jolie dans mes tenues. Mais celle ci ! J’avais l’impression d’être Dalida à chaque fois que je la portais. (ce qui est un compliment pour moi hein, je suis fan ! 😀 ) Aujourd’hui elle m’est un peu juste, je me rends compte que la taille est un peu basse pour moi et la teinte a décoloré à certains endroits mais qu’importe…je la garde en souvenir. Ma version sans manche d’une robe chemise devait forcément avoir des emmanchures bien creusées, à son image.

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Au départ je pensais reproduire ma jupe avec des plis cachés, mais sans doute là aussi inspirée par ma robe rouge, j’avais envie d’une jupe en forme, de beaux godets, d’une belle ampleur. J’ai alors entrepris de tracer 2 demi jupes demi cercle : une pour le devant, et une pour le dos. Si celle du dos est une demi jupe demi cercle sans transformation (avec simplement une couture milieu pour rejoindre la couture du milieu dos, obligatoire sur ma cambrure), j’ai diminué l’ampleur de la jupe devant sur les côtés, pour ne pas trop tasser ma silhouette, et rallongé son milieu pour créer un boutonnage.

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En regardant les photos de la robe Amal, j’ai remarqué que je pouvais redescendre un peu le milieu devant de mon corsage, qui remonte toujours par rapport à ma poitrine. Les 2 centimètres en plus rallongent un peu mon buste court, et dessinent une belle courbe. C’est joli n’est-ce pas ?

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C’est après avoir cousu le corsage et la jupe, et alors que je m’apprêtais à poser la parementure que je me suis rendue compte que l’emmanchure baillait dans le dos. Je ne vous raconte pas ma rage quand il m’a fallu tout découdre, retracer mon emmanchure dos + ma parementure…mais en regardant cette photo, je me dis que les efforts ont valu le coup.

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En parlant de parementure, il m’a fallu repenser celle de la robe Amal, puisque cette version possédait des manches. C’est là que je me suis souvenu des conseils de Lucille, qui, suite à la robe Katy, me conseillait de créer une parementure qui engloberait patte de boutonnage, col, et emmanchures. Et en effet, cela marche et donne un résultat nickel !

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Seul bémol : au moment de la tracer, j’ai coincé sur la pince poitrine de mon corsage. Je ne voyais pas comment faire, alors je l’ai terminée juste au dessus. Au final, sous les emmanchures, la parementure ne mesure que 3cms. J’ai totalement oublié de raisonner en 3d : en effet, au moment de coudre la parementure, la pince poitrine serait cousue, il ne fallait donc pas s’en soucier au moment de tracer la parementure ! Pour la prochaine, je saurai qu’il suffit de la prolonger, d’au moins 1cm de plus. Coudre la parementure sur les marges des coutures côtés du corsage lui confère une certaine stabilité.

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« Bon, comment lui faire avaler que je compte mettre 25 robes dans les valises pour 14 jours de vacances… » 😀 😀 😀

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Si cette robe s’appelle Sandrine, c’est parce qu’elle n’aurait jamais pu voir le jour sans elle. 😉 Sandrine est ma copine en cours de modélisme, et c’est elle qui m’avait conseillé de visiter Wonderland Tissus, lors de nos vacances niçoises. J’étais tombée entre deux rouleaux sur cette popeline aux motifs hawaïens, et j’y avais tout de suite vu une robe chemise. J’avais peur du rendu de la popeline sur une jupe en forme, mais je suis vraiment ravie du résultat : c’est dansant sans être plombant, et cerise sur le gâteau, c’est mistral-compatible !

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Verdict : comme je vous le dis plus haut, je suis vraiment fière de cette robe. En modélisme je manque vraiment de confiance en moi : j’ai toujours l’impression que je ne sais rien faire sans l’aval de ma prof. Ici j’ai réussi à dépasser mes craintes, j’ai écouté mon instinct, j’ai tenté des choses…et le résultat est exactement ce que j’avais en tête ! A la fois féminine, sexy, confortable et fleurie : toutes les cases sont cochées, vous pouvez partir en Italie jolie robe ! 😉

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Je vous souhaite à tous un bon week-end, courage aux vacanciers qui rentrent, et bonne vacances à ceux qui décollent bientôt ! Et prenez bien soin de vous. ❤

La robe Catherine

L’inspiration en couture peut provenir de partout : un film, une silhouette croisée dans la rue, Pinterest, les blogs des copines…voire même d’un site d’actualité people. 😀

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Oui, je vous avoue tout : je suis accro à Voici et Pure People. Oh je n’en suis pas fière, croyez moi : j’y perds un temps fou et ces informations ingurgitées ne me servent à rien…enfin, sauf peut être cette fois ci.

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Je lisais donc une news qui racontait la façon dont Kate Middleton avait bouffé des yeux son cher mari William lors du dernier Wimbledon (élue info la moins intéressante au monde)(à égalité avec celles qui dissèquent la garde robe de Brigitte Macron) BREF, quand je suis tombée sur sa robe du jour.

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Coup de foudre immédiat : tout est absolument parfait dans ce petit bijou. Et c’est là que je me suis souvenue avoir le tissu parfait en stock pour en coudre une similaire !

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« Ouh la vicieuse, c’est une copieuse ! » (à fredonner sur cet air là)(dans la tête pour toute la journée, c’est pour moi, c’est CADEAU ! 😀 )

BREF, j’ai déniché ce tissu grâce à ma copine Clm sur le marché de la Plaine : c’est un crêpe fluide, avec un beau tombé, légèrement transparent. J’en avais pris 1m, avec l’idée d’une petite robe estivale : corsage bustier, petites bretelles, motif floral sur jupe froncée…adjugé vendu, je suis repartie avec le tissu, l’ai rangé dans mon stock…et copieusement oublié jusqu’à cette photo de Kate Middleton.

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Comme il n’y a pas de hasard, ce projet était aussi l’occasion de vérifier le tombé de ma jupe froncée sur un tissu fluide : souvenez-vous, l’été dernier je l’avais déjà cousue, mais dans un tissu assez raide. J’ai donc pu vérifier son rendu sur un tissu avec plus de drapé.

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Nous sommes ici confrontées à la limite des photos figées : il est difficile de vous retranscrire le drapé de ce crêpe. La photo qui suit vous sera peut être plus parlante.

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Sans doute inspirée par la canicule que nous subissons ici, j’ai délibérément choisi de ne pas doubler la jupe. Le motif floral opacifie le crêpe, mais reste transparent juste sous la taille : sous vêtement chair obligatoire.

Le corsage lui est doublé, avec un crêpe blanc, trouvé lui aussi à la Plaine.

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Crêpe dont j’ai réalisé la qualité déplorable post-couture : j’espère que la doublure tiendra le coup au fil des lavages.

Les coutures côtés sont cousues à l’anglaise. J’étais partie pour faire un rentré et coudre à la main les marges de la couture dos de la jupe, et puis au final la flemme. Elles resteront surfilées ainsi.

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(Oui je termine toujours mes fermetures éclair avec un bout de biais. C’est une finition que Burda préconise toujours, et comme j’ai appris avec leurs patrons, j’ai gardé ce rituel. 😉 )

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Que vous dire de plus sur cette robe ? Nous sommes toujours face au corsage de la robe Whitney, avec ses découpes princesse…

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…et le dos terminé par une fermeture éclair invisible.

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Verdict : testée hier en pleine canicule marseillaise et cette robe est parfaite lors de grosses chaleurs ! La jupe est si légère qu’on ne la sent quasi pas, et le corsage, quoi qu’ajusté, est tout à fait respirable lui aussi, car réalisé dans deux tissus très fins. Vu les températures prévues pour la Toscane dans 8 jours, celle ci sera sans doute la première dans la valise !

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Je vous souhaite à tous un bon week-end, et prenez bien soin de vous.

La Robe Donna

Je suis certaine que cela vous arrive aussi : parfois, on a juste envie de coudre du 100% sécure. Pas un nouveau patron dont on ne connait pas le fit à l’avance, pas un tissu à composition chelou dont on ne sait pas la réaction sous le pied de biche : juste un projet déjà validé, à satisfaction immédiate, avec une matière que l’on aime travailler. Et cette robe ci, ce fut exactement cela !

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Avec le temps vous devez connaître ma passion du satin de coton : il est ma quête perpétuelle. 😀  J’aime cette matière, aussi agréable à porter qu’à travailler, et sur des jupes en forme je trouve son rendu assez bluffant. Autant vous dire que lorsque j’ai vu celui ci pendant les soldes sur Bennytex, je l’ai rapidement mis dans mon panier, et ne fus pas déçue à la réception.

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Sauf que le petit souci chez Bennytex, c’est que les tissus ne se commandent qu’au mètre : on ne peut pas acheter 1m25 ou 1m50 par exemple, c’est 1m ou 2m (ou 3 ou 4…enfin, vous avez compris quoi. 😀 ). Et avec mon optimisme légendaire, je me suis dit qu’une robe passerait dans un coupon d’1m, LARGEMENT.

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Au départ je voulais y caser une robe Maia, mais bien évidemment, avec un si petit métrage cela ne passait pas. J’ai alors tenté d’y placer la jupe de la robe Maia, et le corsage bustier de la robe Whitney, et en grappillant un petit centimètre sur la longueur de la jupe, ça a marché !


Et en respectant le droit fil hein, on est pas des brutes ! 😀

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Je n’ai pas touché à la jupe, dont j’adore vraiment l’ampleur et le tombé sur du satin de coton. J’assume totalement le côté robe de princesse passé 30 balais, et j’emmerde profondément les rageux. (pardon 😀 )

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Rien pour moi ne peut surpasser la joie de porter une tenue dans laquelle on se sent jolie, même si parfois on doit se demander si je ne me suis pas trompée de siècle. Comme me le dit toujours mon mari : « on a la chance de vivre dans une époque où chacun peut se vêtir comme il en a envie, alors profite en ! » ❤

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La seule petite modification que j’ai apporté au corsage concerne la ligne d’encolure : si sur la robe Whitney le décolleté est en forme de coeur, là j’ai eu envie de simplement le creuser.

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C’est joli aussi n’est-ce pas ? Comme d’habitude, le corsage est doublé, ici avec une doublure en satin dégotée il y a longtemps chez Mr. Albert…

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…et le dos est terminé par une fermeture invisible.

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Le satin de coton fut très agréable à travailler, ni trop épais ni trop extensible. J’ai bien pensé à stabiliser mon encolure, et à ne pas trop tirer sur mon ourlet pendant la couture.

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Verdict : écoutez, je crois que l’on tient une nouvelle gagnante au petit jeu de « c’est ma robe préférée de l’univers je ne l’enlèverai plus jamais ». 😀  Je ne prenais aucun risque en associant ce tissu à ce patron, et le coup de foudre prévu fut immédiat dès son premier essayage ! Je me sens bien dedans, elle colle totalement à mon style : PERFECT MATCH ! Je vous l’accorde, avec celle ci je suis restée dans ma zone de confort…mais parfois c’est bien aussi la zone de confort. 😉  Je commence doucement à débrancher le cerveau en vue des vacances qui approchent. 😉  (Et en rebondissant sur ça, je me dis qu’elle va terriblement coller à nos vacances italiennes non ??? Très Dolce&Gabbana dans le style pas vrai ?)

Ah oui, et pourquoi Donna ? Tout simplement parce qu’à force d’entendre Bad Girls de Donna Summer dans la pub du dernier parfum de Jean Paul Gaultier, j’ai eu envie de ré-écouter tous ses succès, et en particulier Last Dance, qui est une de mes chansons préférées. ❤

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Un excellent week-end à tous, et prenez soin de vous ! ❤